Erasmus of Rotterdam

Desiderius Erasmus(1466-1536)

Philosophe et humaniste Hollandais, Erasme est né le 27 octobre peut-être 1466 à Rotterdam. On croit qu’il était le fils d’un prêtre, mais il y a un certain doute au sujet de son nom. Il est possible que son vrai nom fut Gérard Geradson. Le nom Erasmus peut venir du mot grec signifiant “bien aimé”, mais l’orthographe correcte devrait être “Erasmius”, nom donné à son filleul le fils de son imprimeur Johann Froben.Erasmus of Rotterdam

En 1503 il écrivit “Le Manuel du soldat chrétien”, la satire “Eloge de la Folie”en 1509, et la traduction latine du Nouveau Testament en 1516. Il a cru à une piété rationnelle et adopta une attitude critique envers la superstition. Il était un opposant au fanatisme religieux, apporta son appui aux visées de Luther, mais fut hostile aux résultats de la Réforme qui causèrent la guerre. Erasme a influencé de nombreux humanistes anglais et particulièrement Sir Thomas More ; et également français comme Voltaire.

Au regard de l’histoire, Erasme de Rotterdam n’a jamais reçu son dû. La raison en est partiellement liée au fait qu’il n’a pas été un fondateur de religion qui perpétuerait sa mémoire. En conséquence, la postérité l’a laissé loin derrière non seulement les réformés majeurs,—Luther, Calvin, Zwingli et Melanchthon—, mais aussi des réformés mineurs tels que Caspar Schwenfeld et les Anabaptistes. Une édition intégrale de toutes ses oeuvres se construit patiemment à Amsterdam, non pas par une église mais par l’Académie Royale de Hollande par fierté nationale, genre de fierté dont Erasme était d’ailleurs totalement dépourvu.

Au niveau de l’interprétation, il ne reçu pas davantage son dû. Rejeté par les catholiques qui le traitaient de subversif, et par les protestants qui le jugeaient évasif ; il est tombé finalement dans les mains de rationalistes qui l’ont principalement apprécié pour sa satire sur les superstitions contemporaines.
Ces dernières années, un flux de monographies a cherché à rétablir l’équilibre ; mais jusqu’ici, les résultats n’ont pas été regroupés en un seul volume.
Il avait de l’aversion pour la controverse, une horreur de la guerre, un scepticisme mélancolique mêlé de respect envers ce qui dépasse le vérifiable.

Nous devrions adhérer à ses convictions que le langage est toujours le meilleur vecteur pour la transmission de la pensée, langage non seulement lu mais entendu, avec cadence et rythme, clarté et précision. Ses pensées sont tout aussi pertinentes aujourd’hui qu’elles l’étaient hier avec l’importance du dialogue qu’il n’a jamais voulu voir se rompre entre Catholiques et Protestants. Il joua un rôle important pour la stratégie de la réforme, violente ou non-violente ; il n’incitera, ni encouragera jamais la violence. Plus l’intolérance grandissait entre les adversaires, plus il prenait du recul et faisait son possible pour se faire médiateur. Il finit en tant que le libéral battu. Peut-il jamais en être autrement?

C’est précisément le problème de notre temps